Un axe relie Metz a l’Italie dont le point de depart est connu : entre 754 et 850, la fusion a Metz du repertoire liturgique des chantres francs du Nord-Est et de celui des chantres venus de Rome. Ce chant romano-franc, d’abord nomme? chant de Metz (cantilena metensis) s’appellera definitivement chant gregorien.
Sous l’impulsion autoritaire de Charlemagne, il eclipsera progressivement les repertoires regionaux du nord au sud de l’Italie.
Le chant milanais, appele aussi ambrosien, est celui qui a le mieux resiste? puisqu’il est encore chante de nos jours au Duomo de Milan.
Le chant de Rome, appele quelquefois chant vieux-romain, persiste jusqu’au depart de la papaute? pour Avignon au cours du XIIIe siecle. Dans le sud excentre des montagnes au-dessus de Naples, le chant de Benevent est le plus archaique des repertoires paleochretiens italiens avec son nombre restreint de formules melodico-rythmiques, ses vocalises a la fois ramassees et finement ciselees, caracteristiques des musiques non-ecrites.
Christian-Jacques Demollière, directeur du Centre d’Études Grégoriennes de Metz et professeur de chant grégorien, commentera les pièces chantées au fil du concert.
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